Tombeau de Lucia de Lèves
« Au XIIIe siècle, le vêtement féminin demeurait sans ornement ni broderie, parfois agrémenté d’un simple objet personnel, comme l’aumônière que Lucia de Lèves porte suspendue à la courroie de sa ceinture. Les robes ajustées au buste et à la taille s’évasaient dans un effet de courbes et de contre-courbes suggérant les formes du corps, un jeu de drapés y conférant parfois une note d’élégance. Les chevelures étaient alors entièrement dissimulées sous un couvre-chef, retenu par une mentonnière, et parfois garni d’un touret. Au XIVe siècle, bien que la coiffure demeurât pour l’essentiel similaire à celle du siècle précédent, la disparition de la mentonnière dégageait le visage. Dès cette période, une recherche certaine de l’élégance s’affirmait alors, les drapés des étoffes épousaient la silhouette des corps féminins soulignant ainsi la finesse du buste et la rondeur des hanches. »
(Source : L’évolution du portrait dans la sculpture funéraire à Chartres à la fin du Moyen Âge, Myriam Négri)

Tombeau de Lucia de Lèves [détail]. Cliché M. Négri (juillet 2005).






Photos : Jack Beaumont, photographe bénévole, et trésorier de l’Association des Amis de Josaphat.
